Pour remercier la Patrouille de France, Yannick Bestaven, vainqueur du Vendée Globe, invite les aviateurs sur son bateau

Entre les pilotes et les marins c’est du donnant-donnant. En tout cas, entre la Patrouille de France et Yannick Bestaven, vainqueur du Vendée Globe, c’est comme ça que cela fonctionne. Après son sacre en janvier dernier, le navigateur avait été convié par les pilotes à venir voler avec eux pour apprendre les rudiments de l’aviation. À l’issue de l’expérience, Yannick Bestaven convie à son tour les aviateurs de la Patrouille de France à se rendre à bord de son voilier avec lequel il a remporté la célèbre course.
“Ils m’ont fait vivre un moment mémorable il y a quelques semaines dans leur avion et j’avais vraiment envie de leur rendre la pareille”, précise le marin.

Rendez-vous était donc pris pour le lundi 14 juin à La Rochelle. Neuf pilotes étaient présents pour embarquer avec le skipper. Pendant environ cinq heures, les militaires ont écouté les conseils et les explications de Yannick Bestaven, sous un soleil radieux. À 20 nœuds, soit environ 40 km/h, les aviateurs ont réalisé leur première expérience en capitaine de bateau : “C’est beaucoup d’émotion, confie le capitaine Julien Lepage de la Patrouille de France. Parce que c’est quand même un bateau qui a gagné le Vendée Globe, je pense que dans ma vie je n’aurais pas d’autres occasions comme ça, donc c’est impressionnant.”

@YannickBestaven, vainqueur du dernier Vendée Globe a fendu la mer avec la @PAFofficiel, cette après midi, à la Rochelle. pic.twitter.com/WUFWyWnmEw

— France Bleu La Rochelle (@Bleu_Rochelle) June 14, 2021

Le commandant Lanos, leader de la Patrouille, est ravi de cet échange qui permet de faire découvrir à l’un comme aux autres des univers finalement pas si différents : “Ce qui est vraiment extraordinaire c’est qu’entre l’environnement marin et l’environnement de l’aviateur, il y a beaucoup de points communs”, note le pilote.

Yannick Bestaven ne regrette pas d’avoir invité les militaires sur son bateau : “Ils ont tous la banane et en quelques heures, ça y est, ils s’habituent et ils barrent le bateau aussi bien qu’ils pilotent leurs avions.” Une facilité d’apprentissage confirmée par le capitaine Lepage : “Je m’attendais à quelque chose de très dur et en fait non, c’est vraiment quelque chose de fin. C’est comme un avion, on le pilote à deux, trois doigts, sans aucune force mais avec uniquement des mouvements francs.”

Après ce bel après-midi passé en mer, les neufs pilotes ont rejoint les airs direction Salon-de-Provence, avec des souvenirs et de nouvelles compétences.

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