Le Maroc se dirige vers la vaccination obligatoire

La circulaire, dont l’Opinion détient copie, adressée aux directeurs régionaux de la Santé, recommande l’option de la vaccination obligatoire, en vertu du décret loi n° 2-20-2922, qui date du 23 mars 2010, qui édicte des dispositions particulières à l’état d’urgence sanitaire. Cette recommandation vise à protéger la population et à réduire la transmissibilité du covid-19, lit-on sur le document, dont l’authenticité est confirmée par des sources sûres.   

Une mesure qui s’impose pour éviter un scénario apocalyptique, surtout que le Maroc vient d’enregistrer, ce mercredi, son plus lourd bilan quotidien, depuis le début de la pandémie avec plus de 9.400 cas.  Contacté par l’Opinion, Moulay Said Afif, membre du Comité scientifique consultatif de vaccination, nous a expliqué que face à cette recrudescence, l’accélération de la vaccination chez la population jeune, dont  le taux de vaccination est inférieur à celui de la population âgée, est de mise. Les chiffres sont parlants, les taux varient respectivement de 97% à 70 chez les gens âgées de 75 à 59 ans, tandis que seuls 39% des personnes âgées de 30 à 40 ans sont vaccinées, nous précise l’expert.  

Si la situation épidémiologique continue de se détériorer, le Maroc ne pourrait que se diriger vers la vaccination obligatoire,  nous confie notre interlocuteur. Comme le variant Delta est plus viral dans la population jeune, la vaccination, selon M. Afif, permet de réduire la transmission du virus de 12 fois mois. « Les personnes jeunes vaccinées transmettent 12 fois moins la charge virale du virus que celles non vaccinées », a-t-il expliqué, ajoutant que taux de mortalité baisse significativement chez les gens vaccinées, qui sont moins exposées aux formes graves du Covid-19.

Plus de contre-indications pour les femmes enceintes et allaitantes

En plus, le Comité scientifique a livré une série d’autres recommandations pour accélérer la campagne de vaccination à savoir la levée des contre-indications pour les femmes enceintes et allaitantes. Ceci dit, le vaccin ne constitue pas de risque sur les femmes enceintes à partir du deuxième trimestre, selon des données scientifiques, précise la circulaire.  

Parmi les autres recommandations, le document cite le maintien de la vaccination pour les personnes ayant des antécédents d’allergies en dehors du « Choc anaphylactique » et « Oedeme de quincke » et ceux qui ont eu une réaction allergique lors de la première dose. Les personnes ayant des maladies infectieuses en phase aigue, y compris la Covid-19 sont aussi exclues.

En vue d’augmenter le nombre quotidien des personnes vaccinées, les autorités sanitaires ont mis en place des vaccinodromes et des grands espaces à grande capacité d’accueil.

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