Quand le ciel verdit

Méga feux, dégâts sismiques, mines à ciel ouvert, agriculture intensive… Depuis l’espace, la dégradation de notre planète n’échappe pas au regard des astronautes. Mais la beauté prend souvent le dessus. En ce moment, Thomas Pesquet se laisse envahir par le vert des aurores australes.

Le Soyuz arrimé à la station sur fond d’aurore australe © Thomas Pesquet / ESA/ NASA

La Station Spatiale Internationale est un avant-poste de choix pour voir les ravages écologiques en cours. Cette semaine, Thomas Pesquet a pu photographier les feux géants en Méditerranée et leur panache. La mission Alpha, placée sous le signe des 17 objectifs du développement durable (ODD), le conduit à poster des clichés des dégâts écologiques visibles depuis l’espace mais aussi à s’enthousiasmer d’autres phénomènes comme les aurores polaires. Générées par l’interaction entre les particules chargées du vent solaire et la haute atmosphère, ces aurores, qui se produisent à proximité des pôles magnétiques, sont dites boréales au Nord et australes au Sud. Parce qu’en ce moment, le soleil ne se couche jamais dans le grand Nord, c’est quand il passe au dessus de l’hémisphère sud que l’équipage peut admirer les aurores australes. 

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« Il y en a plus que lors de ma  mission Proxima. Ou bien, peut-être qu’on n’y avait pas fait attention. C’est aussi une question de chance. Il faut aussi les bonnes orbites, passer au bon endroit au bon moment. Là, on en a eu beaucoup, beaucoup. Cela fait deux semaines qu’on en voit quasiment tous les jours et ça tombe bien c’est le soir après la journée de travail. C’est pour cela que je sature les réseaux sociaux avec mes photos parce que c’est magique. Quand on les voit en temps réel, c’est serein, ça donne cette impression de flottaison un peu éthérée, un peu fantôme qui vole. Ca ne se déplace pas très vite mais si on fait une photo toutes les secondes, on  a le déplacement qu’on voit sur mes images. C’est tout un dispositif pour les prendre en photo parce qu’il y a plein de réflexions à bord de l’ISS en particulier dans la Cupola. Il y a des voyants verts, rouges, bleus qui clignotent et créent des reflets dans les vitres. Il faut le noir total dans l’ISS pour faire de bonnes photos. On les voit toujours au même endroit, au sud-ouest de l’Australie, à mi-distance entre Kerguelen et l’Australie, en plein océan indien. Je pourrais en parler pendant des heures parce que c’est l’un des spectacles naturels les plus beaux qu’on puisse voir sur Terre ou autour de la Terre. »

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Les mains dans la boîte à gants pour l’expérience Cardinal Muscle / NASA/ESA

Vous devez faire 2h30 de sport par jour. Question pratique : transpirez-vous comme sur terre ?  

« Oui ! C’est comme sur Terre, cela dépend de l’intensité de l’entrainement. Il y a un minimum pour rester en bonne santé. Nul besoin de performances athlétiques. Néanmoins, il y a parmi nous plusieurs profils. Il y a des astronautes fans de sport, qu’ils soient militaires ou triathlètes et qui ont tendance à s’entrainer fort. Et puis il y a ceux pour qui le sport n’est pas une tasse de thé donc ils forcent moins. Moi j’avoue que j’aime bien me faire mal (j’espère qu’il n’y a pas de psychologues qui nous écoutent – rires -), pousser le curseur un peu loin. Donc oui, j’en sors un peu transpirant. En fait, parce que la sueur ne s’écoule pas, elle créée une couche de fluide, d’eau isolante autour de notre corps. Et la sueur, au lieu de nous rafraîchir, nous réchauffe puisque c’est comme si on avait une couche supplémentaire au dessus de notre peau. On a donc une petite serviette pour se sécher le visage et les bras et éviter cet effet là. Sinon, les sensations sont à peu près les mêmes. Il faut quelques séances pour s’habituer à courir sur un tapis accroché avec des bretelles mais ensuite ça devient une seconde nature. Ensuite, quand on rentre sur terre, il faut à nouveau s’adapter car on a l’impression d’être un éléphant. La première fois qu’on recourt sur un vrai tapis ou dehors, mettre un pied devant l’autre demande un effort. Donc ce n’est pas une sensation que je vais avoir plaisir à retrouver une fois rentré sur terre mais il faudra bien se réadapter ».

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