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le professeur Malvy prône un dépistage « toutes les semaines » et invite à agir sur l’environnement des élèves

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« Il faut remettre à l’honneur un dépistage [du Covid-19] adapté au périmètre scolaire qui serait répété de manière séquentielle toutes les semaines », a prôné lundi 23 août sur franceinfo le professeur Denis Malvy, infectiologue, membre du conseil scientifique et chef du service des maladies infectieuses et tropicales de CHU de Bordeaux, après l’annonce du protocole sanitaire pour les établissements scolaires par Jean-Michel Blanquer.

>> Masque, vaccination, présentiel… Ce que l’on sait du protocole sanitaire qui va s’appliquer dans les établissements scolaires à la rentrée

franceinfo : L’explosion des contaminations attendues cet été n’a pas eu lieu, comment l’expliquez-vous ?

Assurément, il y eu un effort tout à fait considérable sur la vaccination toutes générations confondues, même si les plus de 60 ans se retrouvent avec un taux de couverture vaccinale encore insuffisant. Les jeunes aux alentours de 40 ans et les adolescents entre 12 et 18 ans ont manifesté une véritable adhésion à la vaccination et ça c’est un signe extrêmement fort. Le pass sanitaire avec ces limites fait que les lieux les plus à risques, à très haut risque, où la fréquentation de la population est très élevée, la restauration, les centres commerciaux, ont été relativement protégés. C’est un signe favorable. C’est un effort qu’il faut continuer et compléter avec l’accompagnement et la protection du contexte de la rentrée scolaire.

Dans les établissements scolaires, il n’y aura pas de pass sanitaire. Pensez-vous qu’il aurait fallu l’imposer ?

Le Conseil scientifique pense qu’il y est essentiel de préserver la santé mentale des écoliers et de maintenir au maximum les classes ouvertes avec un niveau de sécurité le plus élevé possible. On a encore d’autres moyens et d’autres leviers qui peuvent nous permettre d’avancer et d’aller dans une direction convergente pour tous. Pour les moins de 12 ans, il faudra encore attendre quelques mois pour la vaccination parce qu’on ne dispose pas encore des résultats de sécurité. Le moyen, c’est que les jeunes parents soient vaccinés. Il faut remettre à l’honneur un dépistage adapté au périmètre scolaire comme les autotests qui seraient répétés de manière séquentielle toutes les semaines. Ce sont des tests salivaires ou des tests rapides avec des prélèvements.

Jean-Michel Blanquer promet 600 000 tests salivaires par semaines dans les écoles primaires. En moyenne, les élèves seraient dépistés toutes les 10 semaines. Est-ce suffisant ?

Le nombre d’autotests n’est pas inatteignable. Il y a des régions, comme en Rhône-Alpes, qui ont déjà fait cette expérience et cela montre qu’on peut rapidement, même en se restreignant aux écoles des moins de 12  ans, réaliser au moins un autotest sur un rythme d’au moins toutes les deux semaines. Dans ces conditions, seuls les enfants testés positifs seraient isolés.

Faut-il rendre obligatoire les capteurs de CO2 et les purificateurs d’air dans toutes les salles de classe ?

Comme le font les Québécois, les Irlandais, l’Europe. C’est l’autre levier. Nous avons les moyens et le devoir d’agir sur l’environnement des écoles, des collèges et des lycées.

Est-ce une recommandation du Conseil scientifique ?

Vous allez sans doute le lire lorsque notre avis sera disponible. C’est un point extrêmement important à côté de la vaccination des plus de 12 ans, de la réhabilitation des autotests pour les moins de 12 ans. Cette attention toute particulière sur l’environnement devrait nous permettre d’avoir la rentrée la meilleure possible pour maintenir les classes ouvertes au maximum et préserver l’acquisition des connaissances dans le meilleur statut mental des nos écoliers.

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